Publié le 19/03/2009 à 12:00 par violencechezlesjeunes
SUJET : LA VIOLENCE JUVENILE
Publié le 19/03/2009 à 12:00 par violencechezlesjeunes
I- Origines de la violence chez les jeunes
a) La famille
b) La société
- Echec scolaire
- Rôle de la télévision et jeux vidéos
- Chômage
- Anonymat urbain
- Les territoires
II- Les différentes formes de violence chez les jeunes
a) La violence à l’école
b) La violence « enragée » et la violence contre soi
c) Les trafics et la délinquance juvénile
III- Mesures de prévention et de répression
a) Les différentes mesures préventives
b) Les mesures répressives
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Tout d'abord la violence juvenile se définit comme l'absence de contrôle de soi et actes agressifs d’adolescents ou de jeunes adultes commis contre d’autres et aussi contre soi, non respect des règles.
En général liée au sentiment d’une inégalité des chances, et à une démission de la famille. L’encadrement de l’école est alors insuffisant.
Depuis 2004, on peut constater une montée de la violence, elle est devenue une priorité de l’Etat et un phénomène social.
Il existe différentes formes de violences dont les causes sont également diversifiées, et qui nécessitent des réponses et des mesures préventives distinctes
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A) LA FAMILLE
La famille joue un rôle très important car elle permet la structuration de l'enfant.
Des problèmes familiaux importants peuvent déstabiliser le jeune qui montre son « désarroi »par des réactions de violence.
Un certains nombre de jeunes vivent très tôt en rupture de leur famille parce que celle-ci n’est plus capable, pour différentes raisons, d’effectuer son rôle affectif et éducatif, le jeune se sent seul et non-compris.
De plus, l’apprentissage de la violence peut aussi se faire à travers les violences intrafamiliales.
On peut constater aussi que de nombreux adolescents deviennent violents lorsque leurs parents ont des problèmes de dépendance (toxicomanie, alcoolisme) car ils ne peuvent plus s’en occuper et celui-ci est laissé seul à ses dépens.
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La société à une responsabilité à travers ses politiques éducatives et de la place reconnue aux jeunes . La violence des jeunes est due à :
* l’échec scolaire (déscolarisation accrue des 10/12 ans)
* Le rôle de la télévision et des jeux vidéo (banalisation
de la violence, monde virtuel).
* chômage et discrimination à l’emploi, particulièrement
dans les cités.
* difficultés d’intégration de jeunes issus de
l’immigration aggravé par l’anonymat urbain.
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Depuis 1980, on constate une augmentation du phénomène de bandes et de gangs contrôlant un territoire et servant de substitut à la famille.
Cela entraîne une augmentation de la violence, la création de zones de « non droit », logiques d’affrontement inter-bandes, et la défaillance de l’autorité parentale et de l’Etat, partiellement remplacée par des associations de « grands frères ».
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La violence à l’école revêt différentes formes : agression verbale (souvent due au racisme), intrusion dans un lieu interdit, atteinte aux biens (tags), agression physique, racket, trafic de drogue, port d’armes ou d’objet dangereux.
La violence progresse de plus en plus (80.000 incidents entre déc. 1996 et mars 1997 avec violences physiques dans 60% des cas).
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La « Violence enragée » est un terme repris chez A. Cohen qui désigne une violence apparemment gratuite contre les autres et contre soi mais également une « stratégie de défense » de certains jeunes (ex : « crise des banlieues » de 2006).
Elle exprimée par des violences multiformes :
- Matérielles : bris, casse et vol, incendies de voitures, comportements agressifs contre travailleurs sociaux et représentants de l’Etat.
- Physiques : violences sexuelles (« tournantes »), mises à mort au nom d’un prétendu code d’honneur.
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Le développement des trafics est due au chômage et au sentiment d'impunité et de vie hors de toute sructure sociale.
Les trafics sont protégés par le guetto urbain et les zones dites "zones de non-droit". on passe directement de la délinquance à un vrai banditisme.
Les ressources de cette économie "déviantes" sont réinvestie dans le soutien aux familles et dans la culture du paraïtre et de la frime.
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Différentes mesures préventives ont été mises en place par Etat et collectivités publiques pour tenter de restaurer le dialogue familial et social :
- services de proximité (crèches, centres de santé, centres culturels).
- soutien aux associations de quartier et aux associations sportives.
- création de réseaux de « grands frères », médiateurs en situation de tension.
- importantes campagnes de prévention et d’écoute : mise en place de numéros verts, de structure d’écoute à l'intérieur de l'école.
Ces mesures vont de pair avec un renforcement des politiques répressives :
- Convocation des familles.
- Diminution de l’âge de la responsabilité civile et de la mise en prison.
- Placement dans des centres de rééducation « fermés ».